AgBOT II, prototype d’un robot agricole

L’AgBot II est un prototype de robot agricole innovant entièrement conçu et fabriqué par des chercheurs et des ingénieurs de l’Université de Technologie du Queensland avec un cofinancement significatif du gouvernement. AgBot II fait partie d’une nouvelle génération de machines permettant la gestion des cultures et des mauvaises herbes destiné à travailler en toute autonomie. Les caméras, capteurs et autres éléments électroniques du robot lui permettent de naviguer dans un champ, de déposer des engrais, de détecter, classer ou tuer les mauvaises herbes soit mécaniquement soit chimiquement et fournit un outil aux agriculteurs permettant de réduire les coûts opérationnels et les pertes d’efficacité.

AgBot II peut apporter de multiples avantages aux exploitations agricoles, y compris:

  • Augmenter la fiabilité des opérations: En développant des équipements qui peuvent être fabriqués à moindre coût par unité puis machines traditionnelles, les agriculteurs auront la possibilité d’acheter plusieurs robots pour travailler parallèlement sur le terrain. Plusieurs robots augmentent la fiabilité du fonctionnement, en cas de défaillance mécanique, d’autres machines peuvent continuer à fonctionner.
  •  Améliorer la qualité du sol: La conception légère d’AgBot II réduit le compactage du sol qui affecte le développement des racines des cultures et la qualité du sol en termes d’absorption d’eau et de nutriments.

Pourquoi ce type de robot est-il important pour l’Australie?

La lutte contre les mauvaises herbes coûtent aux agriculteurs australiens environ 1,5 milliard de dollars par an et 2,5 milliards de dollars supplémentaires par an pour les pertes en production agricole. Dans toute l’Australie, de nombreux agriculteurs utilisent des techniques de culture non agricole pour réduire les pertes de nutriments et d’humidité du sol et s’appuyent principalement sur l’utilisation d’herbicides pour lutter contre les mauvaises herbes.

Avec l’augmentation des mauvaises herbes résistantes aux herbicides, les méthodes de destruction multi-mode (chimique et non chimique) deviennent essentielles pour le fonctionnement rentable des fermes. Cette technologie promet de réduire le coût des opérations de désherbage d’environ 90%, ce qui pourrait faire économiser 1,3 milliard de dollars par an à l’agriculture australienne.

Laisser un commentaire