Salamandra Robotica II: un robot inspiré des salamandres

Salamandra Robotica II: Derrière ce nom de film d’horreur se cache au fait … un robot !

Élaboré par des chercheurs français et suisses, ce robot offre, selon eux,  un aperçu important concernant l’évolution des vertébrés depuis l’eau jusqu’à la terre ferme. Les chercheurs ont basé la conception de leur robot sur les salamandres. Ces vertébrés sont un modèle expérimental de choix pour explorer l’évolution des habitats aquatiques aux habitats terrestres, étant donné qu’ils peuvent utiliser deux modes locomoteurs: la nage et la marche terrestre. Les salamandres ayant également moins de neurones que les mammifères, elles sont ainsi plus faciles à modéliser. De plus, leur système nerveux central possède de nombreux points communs avec celui de la lamproie, un poisson primitif étudié de façon très approfondie.

Le robot jaune d’une longueur de 85 cm a été testé dans le lac de Genève. Il est équipé de 10 moteurs qui actionnent un corps formé de quatre pattes rotatives et de joints flexibles. À travers un système télécommandé, les chercheurs envoient des signaux électriques – semblables à ceux qu’envoie la partie supérieure du cerveau à la moelle épinière – au robot.

Dépendant de l’intensité des signaux, le robot peut accroître sa
vitesse ou passer de la nage à la reptation ou à la marche. Selon les chercheurs, ceci montre la façon dont peut se faire la transition de l’ambulation entre la nage et la marche, qui peut être obtenue à travers une simple variation du niveau de stimulation du tronc cérébral. Les chercheurs pensent que le robot n’élucidera pas uniquement les questions relatives à l’émergence de l’eau des premiers vertébrés, mais
fournira également un aperçu quant à la façon dont le mouvement est contrôlé par les mécanismes neuraux situés dans la moelle épinière.

«La nature a trouvé un moyen de concevoir un circuit sophistiqué dans la moelle épinière et de contrôler les muscles à partir de ce point», a déclaré Auke Ijspeert, de l’École polytechnique fédérale de Lausanne, et l’un des chercheurs du projet. «Cette solution fantastique permet la coordination de multiples degrés de liberté à travers un moyen simple et réparti.»

 

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